Pigeoulet Blanc Vin de Pays du Vaucluse Famille Brunier
PERSONNALITÉ ET VIEILLISSEMENT : un vin blanc de tous les instants, fin, élégant, racé qui se marie merveilleusement bien avec la cuisine provençale (tomates, épices, basilic, huile d’olive, légumes et poissons grillés…).
CÉPAGES : roussane, grenache blanc et clairette à parts égales.
SITUATION GÉOGRAPHIQUE ET SUPERFICIE : le Pigeoulet blanc est produit sur une surface d’un hectare seulement dont une moitié située lieu-dit Saint-Georges à Courthézon et une moitié sur la commune de Caromb.
SOL ET SOUS-SOL : sol argilo-calcaire, assez riche, parsemé de quelques galets roulés reposant sur une couche d’argile dense, pour la partie Courthézon, piedmont sud-ouest du Mont Ventoux
pour la partie Caromb.
VINIFICATION : vendange manuelle, avec double tri à la vigne, suivi d’un troisième tri au chai. Pressurage en pressoir pneumatique, suivi d’un débourbage statique. Fermentation en foudre de 20 hectolitres.
ÉLEVAGE : en foudre de 20 hectolitres. Mise en bouteilles à 8 mois avec légère filtration.
TEMPÉRATURE DE DÉGUSTATION : 12°C.
HISTOIRE
C’est Henri Brunier qui donna naissance à cette belle histoire de famille en 1891, dans le village de Bédarrides, bien connu aujourd’hui pour détenir la partie sud-est de l’appellation Châteauneuf-du-Pape. Cette année-là, il fit la donation à son fils Hippolyte, de parcelles de terre sises sur La Crau, lieu considéré à cette époque comme incultivable, tant la densité de galets roulés rendait le sol ingrat.
Ce dernier planta ses premiers ceps sur ce plateau dominant, où la vocation viticole remonte au XIVe siècle et où en 1821, Claude Chappe, inventeur du télégraphe optique, installa une de ses tours relais. Jules, fils d’Hippolyte, porta le patrimoine à 17 hectares et donna au fruit de son travail le nom bien trouvé de “Vieux Télégraphe”.
Edouard Brunier, Manon Brunier et Nicolas Brunier
À la sortie de la Seconde Guerre mondiale, c’est Henri, deuxième du nom et quatrième génération, qui eut la lourde tâche de reconstruire le patrimoine et de veiller à sa destinée. Ne se contentant pas de porter le domaine à 55 hectares d’un seul tenant, il donna à ce grand classique de Châteauneuf-du-Pape toute sa dimension, en créant un “style” Vieux Télégraphe et en le positionnant sur tous les plus beaux marchés du monde.
Depuis le tout début des années 80, ses deux fils, Frédéric et Daniel, ont repris en tandem la destinée de l’entreprise familiale. Ils exploitent aujourd’hui 100 hectares en appellation Châteauneuf-du-Pape et 20 hectares en IGP Vaucluse et AOC Ventoux. À cela, il faut ajouter le domaine Les Pallières, repris en 1998 en partenariat avec leur ami Kermit Lynch, qui représente 135 hectares d’un seul tenant en appellation Gigondas, dont 25 plantés en vigne. 1998 fut aussi l’année de la création de Massaya au Liban, en association avec Sami et Ramzi Ghosn, qui aujourd’hui représente environ la production de 50 hectares de vignes répartis principalement dans le nord-est de la plaine de la Beqaa.
En 2015 et 2016, Nicolas fils de Frédéric et édouard, fils de Daniel, sont entrés dans l’histoire du Vieux Télégraphe, en intégrant pleinement l’entreprise à des postes clés. Manon, fille de Frédéric, les a rejoint en 2018…Après plus de 125 ans d’existence, le domaine du Vieux Télégraphe et ses vignobles associés, guidés par la cinquième et sixième générations de vignerons, ont su garder vivante l’intégralité de la philosophie de départ.

